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April 10, 2026
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"Les malheurs particuliers font le bien général, de sorte que plus il y a de malheurs particuliers, et plus tout est bien."
"Cela est bien dit, rĂšpondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin."
"(Whatâs the best book youâve ever received as a gift?) My friend David Kibuuka gave me a copy of âThe Little Prince,â which I love. Itâs so simple and yet so complicated."
"Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications."
"Dessine-moi un mouton!"
"Quand on veut un mouton, c'est la preuve qu'on existe."
"Quand on a terminé sa toilette du matin, il faut faire soigneusement la toilette de la planÚte."
"J'aime bien les couchers de soleil. Allons voir un coucher de soleil..."
"J'aurais dû ne pas l'écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer."
"Tu te jugeras donc toi-mĂȘme, lui rĂ©pondit le roi. C'est le plus difficile. Il est bien plus difficile de se juger soi-mĂȘme que de juger autrui. Si tu rĂ©ussis Ă bien te juger, c'est que tu es un vĂ©ritable sage."
"On ne sait jamais!"
"Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi. L'autorité repose d'abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d'aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J'ai le droit d'exiger l'obéissance parce que mes ordres sont raisonnables. Alors mon coucher de soleil ? rappela le petit prince qui jamais n'oubliait une question une fois qu'il l'avait posée. Ton coucher de soleil, tu l'auras. Je l'exigerai. Mais j'attendrai, dans ma science du gouvernement, que les conditions soient favorables."
"C'est véritablement utile puisque c'est joli."
"'OĂč sont les hommes ?' reprit enfin le petit prince. 'On est un peu seul dans le dĂ©sert.' 'On est seul aussi chez les hommes', dit le serpent."
"Le langage est source de malentendus."
"Voici mon secret. Il est trĂšs simple: on ne voit bien qu'avec le cĆur. L'essentiel est invisible pour les yeux."
"Vous ĂȘtes belles, mais vous ĂȘtes vides.... On ne peut pas mourir pour vous."
"Les hommes ont oubliĂ© cette vĂ©ritĂ©, dit le renard. Mais tu ne dois pas lâoublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisĂ©."
"Les enfants seuls savent ce qu'ils cherchent."
"Ce qui embellit le désert, dit le petit prince, c'est qu'il cache un puits quelque part..."
"Mais les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le cĆur."
""Were you so sad, then?" I asked, "on the day of the forty-four sunsets?" But the little prince made no reply."
"Si vous voulez vous la fabrication, doivent assumer les risques."
"[...] la planÚte d'ou venait le petit prince est l'astéroïde B 612. Cet astéroïde n'a été aperçu qu'une fois au télescope, en 1909, par un astronome turc. Il avait fait alors une grande démonstration de sa découverte à un CongrÚs International d'Astronomie. Mais personne ne l'avait cru à cause de son costume. Les grandes personnes sont comme ça. Heureusement pour la réputation de l'astéroïde B 612, un dictateur turc imposa à son peuple, sous peine de mort, de s'habiller à l'européenne. L'astronome refit sa démonstration en 1920, dans un habit trÚs élégant. Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis."
"Saint Exupery's The Little Prince continues to be my companion. I have a copy on my night table and I caress its pages and strange drawings and fall asleep peacefully with the knowledge that all that which is invisible can be seen with the heart."
"The first time I read The Little Prince? At the age of eight, it came with a strong endorsement from my mother...The illustrations seemed childish to me. To be honest, the narrative still feels infantile. Clearly, I didnât get the allegorical nature of classics. The little prince wasnât Everyman, a mythological hero in the middle of a journey. I needed to grow up to realize that the book was, well, more than just a book: it was a canvas on which readers could project themselves. Thatâs what classics are: more than just an accumulation of pages, they are the stuff our personal dreams are made of. Iâve now translated Antoine de Saint-ExupĂ©ryâs volume into Spanglish, which to me is a way to say thank you."
"The Little Prince is another lost soul I clung to."
"Tant quâil existera, par le fait des lois et des mĆurs, une damnation sociale crĂ©ant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant dâune fatalitĂ© humaine la destinĂ©e qui est divine; tant que les trois problĂšmes du siĂšcle, la dĂ©gradation de lâhomme par le prolĂ©tariat, la dĂ©chĂ©ance de la femme par la faim, lâatrophie de lâenfant par la nuit, ne seront pas rĂ©solus; tant que, dans de certaines rĂ©gions, lâasphyxie sociale sera possible; en dâautres termes, et Ă un point de vue plus Ă©tendu encore, tant quâil y aura sur la terre ignorance et misĂšre, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas ĂȘtre inutiles."
"Reading a classic, I believe, ought to entail an element of foreignness. If you delve into Les MisĂ©rables in French, you cannot fail to first recognize, and then, hopefully, to thrive in, the somewhat stilted nature of Victor Hugoâs language."
"Il dort. Quoique le sort fĂ»t pour lui bien Ă©trange, Il vivait. Il mourut quand il nâeut plus son ange, La chose simplement dâelle-mĂȘme arriva, Comme la nuit se fait lorsque le jour sâen va."
"Cette pierre est toute nue. On nâa songĂ© en la taillant quâau nĂ©cessaire de la tombe, et lâon nâa pris dâautre soin que de faire cette pierre assez longue et assez Ă©troite pour couvrir un homme.'On nây lit aucun nom."
"La nuit Ă©tait sans Ă©toiles et profondĂ©ment obscure. Sans doute, dans lâombre, quelque ange immense Ă©tait debout, les ailes dĂ©ployĂ©es, attendant lâĂąme."
"Les forĂȘts oĂč lâon a passĂ© avec son enfant, les arbres oĂč lâon sâest promenĂ©, les couvents oĂč lâon sâest cachĂ©, les jeux, les bons rires de lâenfance, câest de lâombre. Je mâĂ©tais imaginĂ© que tout cela mâappartenait. VoilĂ oĂč Ă©tait ma bĂȘtise. Ces ThĂ©nardier ont Ă©tĂ© mĂ©chants. Il faut leur pardonner. Cosette, voici le moment venu de te dire le nom de ta mĂšre. Elle sâappelait Fantine. Retiens ce nom-lĂ : â Fantine. Mets-toi Ă genoux toutes les fois que tu le prononceras. Elle a bien souffert. Elle tâa bien aimĂ©e. Elle a eu en malheur tout ce que tu as en bonheur. Ce sont les partages de Dieu. Il est lĂ -haut, il nous voit tous, et il sait ce quâil fait au milieu de ses grandes Ă©toiles. Je vais donc mâen aller, mes enfants. Aimez-vous bien toujours. Il nây a guĂšre autre chose que cela dans le monde: sâaimer."
"JâĂ©crivais tout Ă lâheure Ă Cosette. Elle trouvera ma lettre. Câest Ă elle que je lĂšgue les deux chandeliers qui sont sur la cheminĂ©e. Ils sont en argent; mais pour moi ils sont en or, ils sont en diamant; ils changent les chandelles quâon y met, en cierges. Je ne sais pas si celui qui me les a donnĂ©s est content de moi lĂ haut. Jâai fait ce que jâai pu."
"Ce nâest rien de mourir; câest affreux de ne pas vivre."
"La mort est un bon arrangement. Dieu sait mieux que nous ce quâil nous faut. Que vous soyez heureux, que monsieur Pontmercy ait Cosette, que la jeunesse Ă©pouse le matin, quâil y ait autour de vous, mes enfants, des lilas et des rossignols, que votre vie soit une belle pelouse avec du soleil, que tous les enchantements du ciel vous remplissent lâĂąme, et maintenant, moi qui ne suis bon Ă rien, que je meure, il est sĂ»r que tout cela est bien. Voyez-vous, soyons raisonnables, il nây a plus rien de possible maintenant, je sens tout Ă fait que câest fini."
"Oh oui, dĂ©fends-moi de mourir. Qui sait? jâobĂ©irai peut-ĂȘtre. JâĂ©tais en train de mourir quand vous ĂȘtes arrivĂ©s. Cela mâa arrĂȘtĂ©, il mâa semblĂ© que je renaissais."
"Cosette, entends-tu? il en est lĂ ! il me demande pardon. Et sais-tu ce quâil mâa fait, Cosette? Il mâa sauvĂ© la vie. Il a fait plus. Il tâa donnĂ©e Ă moi. Et aprĂšs mâavoir sauvĂ© et aprĂšs tâavoir donnĂ©e Ă moi, Cosette, quâa-t-il fait de lui-mĂȘme? il sâest sacrifiĂ©. VoilĂ lâhomme. Et, Ă moi lâingrat, Ă moi lâoublieux, Ă moi lâimpitoyable, Ă moi le coupable, il me dit: Merci! Cosette, toute ma vie passĂ©e aux pieds de cet homme, ce sera trop peu. Cette barricade, cet Ă©gout, cette fournaise, ce cloaque, il a tout traversĂ© pour moi, pour toi, Cosette! Il mâa emportĂ© Ă travers toutes les morts quâil Ă©cartait de moi et quâil acceptait pour lui. Tous les courages, toutes les vertus, tous les hĂ©roĂŻsmes, toutes les saintetĂ©s, il les a! Cosette, cet homme-lĂ , câest lâange!'Chut! chut! dit tout bas Jean Valjean. Pourquoi dire tout cela?'Mais vous! sâĂ©cria Marius avec une colĂšre oĂč il y avait de la vĂ©nĂ©ration, pourquoi ne lâavez-vous pas dit? Câest votre faute aussi. Vous sauvez la vie aux gens, et vous le leur cachez! Vous faites plus, sous prĂ©texte de vous dĂ©masquer, vous vous calomniez. Câest affreux... La vĂ©ritĂ©, câest toute la vĂ©ritĂ©; et vous ne lâavez pas dite. Vous Ă©tiez monsieur Madeleine, pourquoi ne pas lâavoir dit? Vous aviez sauvĂ© Javert, pourquoi ne pas lâavoir dit? Je vous devais la vie, pourquoi ne pas lâavoir dit?"
"Vous ĂȘtes un infĂąme! vous ĂȘtes un menteur, un calomniateur, un scĂ©lĂ©rat. Vous veniez accuser cet homme, vous lâavez justifiĂ©; vous vouliez le perdre, vous nâavez rĂ©ussi quâĂ le glorifier. Et câest vous qui ĂȘtes un voleur! Et câest vous qui ĂȘtes un assassin! Je vous ai vu, ThĂ©nardier Jondrette, dans ce bouge du boulevard de lâHĂŽpital. Jâen sais assez sur vous pour vous envoyer au bagne, et plus loin mĂȘme, si je voulais."
"Quand un homme habillĂ© par lâĂtat poursuit un homme en guenilles, câest afin dâen faire aussi un homme habillĂ© par lâĂtat. Seulement la couleur est toute la question. Ătre habillĂ© de bleu, câest glorieux; ĂȘtre habillĂ© de rouge, câest dĂ©sagrĂ©able."
"La pupille se dilate dans la nuit et finit par y trouver du jour, de mĂȘme que lâĂąme se dilate dans le malheur et finit par y trouver Dieu."
"Jean Valjean Ă©tait tombĂ© dâun cercle de lâenfer dans lâautre."
"La philosophie est le microscope de la pensée."
"On veut mourir pourvu quâon tue."
"Que lâun combatte pour son drapeau, et que lâautre combatte pour son idĂ©al, et quâils sâimaginent tous les deux combattre pour la patrie; la lutte sera colossale."
"Pour se faire une idĂ©e de cette lutte, il faudrait se figurer le feu mis Ă un tas de courages terribles, et quâon regarde lâincendie. Ce nâĂ©tait pas un combat, câĂ©tait le dedans dâune fournaise; les bouches y respiraient de la flamme; les visages y Ă©taient extraordinaires, la forme humaine y semblait impossible, les combattants y flamboyaient, et câĂ©tait formidable de voir aller et venir dans cette fumĂ©e rouge ces salamandres de la mĂȘlĂ©e. Les scĂšnes successives et simultanĂ©es de cette tuerie grandiose, nous renonçons Ă les peindre."
"Les assauts se succĂ©dĂšrent. Lâhorreur alla grandissant."
"Les assaillants avaient le nombre; les insurgĂ©s avaient la position. Ils Ă©taient au haut dâune muraille, et ils foudroyaient Ă bout portant les soldats trĂ©buchant dans les morts et les blessĂ©s et empĂȘtrĂ©s dans lâescarpement. Cette barricade, construite comme elle lâĂ©tait et admirablement contrebutĂ©e, Ă©tait vraiment une de ces situations oĂč une poignĂ©e dâhommes tient en Ă©chec une lĂ©gion."
"Il y a des gens qui observent les rĂšgles de lâhonneur comme on observe les Ă©toiles, de trĂšs loin."
"HĂ©las! ĂȘtre montĂ©, cela nâempĂȘche pas de tomber. On voit ceci dans lâhistoire plus souvent quâon ne voudrait."