"Il y a le silence des marches dures des après-midi d’été, sur des parois de montagne, des sentiers de cailloux, à découvert sous un soleil sans concession. Silence éclatant, minéral, accablant. On entend juste le léger crissement des pierres. Silence implacable, définitif, comme une mort transparente. Le ciel est d’un bleu parfaitement détaché. Et on avance les yeux baissés, en se rassurant par un marmonnement sourd parfois. Le ciel sans nuages, le calcaire des roches sont d’une présence pleine : silence dont rien ne dépasse. Silence comble, immobilité vibrante, tendue comme un arc."
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Frédéric Gros
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