First Quote Added
April 10, 2026
Latest Quote Added
"La passion qui, remarquez-le, porte son esprit avec elle, peut donner aux niais, aux sots, aux imbéciles une sorte d’intelligence, surtout pendant la jeunesse."
"Il y a deux timidités : la timidité d’esprit, la timidité de nerfs ; une timidité physique et une timidité morale. L’une est indépendante de l’autre. Le corps peut avoir peur et trembler pendant que l’esprit reste calme et courageux, et vice versa. Ceci donne la clef de bien des bizarreries morales. Quand les deux timidités se réunissent chez un homme, il sera nul pendant toute sa vie."
"La lucidité, de même que les rayons du soleil, n’a d’effet que par la fixité de la ligne droite, elle ne devine qu’à la condition de ne pas rompre son regard ; elle se trouble dans les sautillements de la chance."
"Une veuve a deux tâches dont les obligations se contredisent : elle est mère et doit exercer la puissance paternelle."
"L’épicier est entraîné vers son commerce par une force attractive égale à la force de répulsion qui en éloigne les artistes.On n’a pas assez étudié les forces sociales qui constituent les diverses vocations. Il serait curieux de savoir ce qui détermine un homme à se faire papetier plutôt que boulanger, du moment où les fils ne succèdent pas forcément au métier de leur père comme chez les Egyptiens."
"La liberté politique, la tranquillité d'une nation, la science même, sont des présents pour lesquels le destin prélève des impôts de sang !"
"Nos plus cruels ennemis sont nos proches... Les rois n'ont ni frères, ni fils, ni mère."
"Les idées dévorent les siècles comme les hommes sont dévorés par leurs passions. Quand l'homme sera guéri, l'humanité se guérira peut-être."
"Quand la religion et la royauté seront abattues, le peuple en viendra aux grands, après les grands il s'en prendra aux riches."
"A ceux qui ont épuisé la politique, il ne reste plus que la pensée pure."
"Il est certain que pendant le seizième siècle, dans les années qui le précédèrent et le suivirent, l'empoisonnement était arrivé à une perfection inconnue à la chimie moderne et que l'histoire a constatée. L'Italie, berceau des sciences modernes, fut, à cette époque, inventrice et maîtresse de ces secrets dont plusieurs se perdirent."
"Pierre l'Ermite, Calvin et Robespierre, chacun à trois cents ans de distance, ces trois Picards ont été, politiquement parlant, des leviers d'Archimède.C'était à chaque époque une pensée qui recontrait un point d'appel dans les intérêts et chez les hommes."
"Qui dit examen, dit révolte.Toute révolte est, ou le manteau sous lequel se cache un prince, ou les langes d'une domination nouvelle."
"Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion.Il n'y a pas de politique possible avec la discussion en permanence."
"En France, et dans la partie la plus grave de l'histoire moderne, aucune femme, si ce n'est Brunehault ou Frédégonde, n'a plus souffert des erreurs populaires que Catherine de Médicis ; tandis que Marie de Médicis, dont toutes les actions on été préjudiciables à la France, échappe à la honte qui devrait couvrir son nom... Catherine de Médicis, au contraire, a sauvé la couronne de France ; elle a maintenu l'authorité royale dans des des circonstances au milieur desquelles plus d'un grand prince aurait succombé.Ayant en tête des factieux et des ambitions comme celles des Guise et de la maison de Bourbon, des hommes commes les deux cardinaux de Lorraine et comme les deux Balafrés, les deux princes de Condé, la reine Jeanne d'Albret, Henri IV, le connétable de Montmorency, Calvin, les Coligny, Théodore de Bèze, il lui a fallu déployer les plus rares qualités, les plus précieux dons de l'homme d'État, sous le feu des railleries de la presse calviniste."
"La mort rapproche autant qu’elle sépare, elle fait taire les passions mesquines."
"Il n’y a que des enfants aimants et aimés qui puissent consoler une femme de la perte de sa beauté."
"L’amour est profondément égoïste, tandis que la maternité tend à multiplier nos sentiments."
"On porte encore moins facilement la joie excessive que la peine la plus lourde."
"La science de la mère comporte des mérites silencieux, ignorés de tous, sans parade, une vertu en détail, un dévouement de toutes les heures."
"Une vraie mère n’est pas libre."
"La maternité comporte une suite de poésies douces ou terribles. Pas une heure qui n’ait ses joies et ses craintes."
"Un an de lait suffit. Les enfants qui tettent trop deviennent des sots. Je suis pour les dictons populaires."
"Ah ! combien de choses un enfant apprend à sa mère. Il y a tant de promesses faites entre nous et la vertu dans cette protection incessante due à un être faible, que la femme n’est dans sa véritable sphère que quand elle est mère ; elle déploie alors seulement ses forces, elle pratique les devoirs de sa vie, elle en a tous les bonheurs et tous les plaisirs."
"La joie d’une mère est une lumière qui jaillit jusque sur l’avenir et le lui éclaire, mais qui se reflète sur le passé pour lui donner le charme des souvenirs."
"Les mondes doivent se rattacher à Dieu comme un enfant se rattache à toutes les fibres de sa mère : Dieu, c’est un grand cœur de mère. Il n’y a rien de visible, ni de perceptible dans la conception, ni même dans la grossesse ; mais être nourrice,... c’est un bonheur de tous les moments."
"Le hasard, ma chère, est le dieu de la maternité."
"L’amour est le plus joli larcin que la Société ait su faire à la Nature ; mais la maternité, n’est-ce pas la Nature dans sa joie ? Un sourire a séché mes larmes."
"Il y a deux amours : celui qui commande et celui qui obéit ; ils sont distincts et donnent naissance à deux passions, et l’une n’est pas l’autre."
"La vertu, mignonne, est un principe dont les manifestations diffèrent selon les milieux : la vertu de Provence, celle de Constantinople, celle de Londres et celle de Paris ont des effets parfaitement dissemblables sans cesser d’être la vertu."
"Oh ! voilà l’amour vrai, sans chicanes : il est ou n’est pas ; mais quand il est, il doit se produire dans son immensité."
"Le propre d’un grand homme est de dérouter les calculs ordinaires. Il est sublime et attendrissant, naïf et gigantesque."
"L’homme subjugué par sa femme est justement couvert de ridicule. L’influence d’une femme doit être entièrement secrète."
"Un pays est fort quand il se compose de familles riches, dont tous les membres sont intéressés à la défense du trésor commun : trésor d’argent, de gloire, de priviléges, de jouissances ; il est faible quand il se compose d’individus non solidaires, auxquels il importe peu d’obéir à sept hommes ou à un seul, à un Russe ou à un Corse, pourvu que chaque individu garde son champ ; et ce malheureux égoïste ne voit pas qu’un jour on le lui ôtera."
"La politesse cache très-imparfaitement l’égoïsme général."
"L’homme qui nous parle est l’amant, l’homme qui ne nous parle plus est le mari."
"Qui parle trop veut tromper."
"Le monde offre énormément d’énigmes dont le mot paraît difficile à trouver. Il y a des intrigues multipliées."
"Pierrette fit comme les gens qui souffrent au delà de leurs forces, elle garda le silence.Ce silence est, pour tous les êtres attaqués, le seul moyen de triompher : il lasse les charges cosaques des envieux, les sauvages escarmouches des ennemis ; il donne une victoire écrasante et complète. Quoi de plus complet que le silence ? Il est absolu, n'est-ce pas une des manières d'être de l'infini ?"
"Les souffrances disposent à la dévotion, et presque toutes les jeunes filles, poussées par une tendresse instinctive, inclinent au mysticisme, le côté profond de la religion."
"Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le jeu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d'égalité pour l'action du cœur. Or les êtres étroits s'étendent aussi bien par la persécution que par la bienfaisance ; ils peuvent s'attester leur puissance par un empire ou cruel ou charitable sur autrui, mais ils vont du côté où les pousse leur tempérament. Ajoutez le véhicule de l'intérêt, et vous aurez l'énigme de la plupart des choses sociales."
"Les villes se relèvent aussi difficilement que les maisons de commerce de leur ruine."
"La province est la province : elle est ridicule quand elle veut singer Paris."
"Comme beaucoup de veuves, elle eut l'idée malsaine de se remarier."
"Aucun homme ne s'arrache aux douceurs du sommeil matinal pour écouter un troubadour en veste, une fille seule se réveille à un chant d'amour."
"Nous [les hommes] valons moins que vous [les femmes]."
"Il y a une manière de dire ce mot rien entre amants, qui signifie tout le contraire."
"D'ailleurs, le suicide régnait alors à Paris ; ne doit-il pas être le dernier mot des sociétés incrédules ?"
"A quinze ans, ni la beauté ni le talent n'existent : une femme est tout promesse."
"Cette bonhomie apparente qui séduit les nouveaux venus et n'empêche aucune trahison, qui se permet et justifie tout, qui jette les hauts cris à une blessure et la pardonne, est un des caractères distinctifs du journaliste. Cette camaraderie, mot créé par un homme d'esprit, corrode les plus belles âmes : elle rouille leur fierté, tue le principe des grandes œuvres, et consacre la lâcheté de l'esprit."