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April 10, 2026
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"Delacroix, Wagner, Baudelaire — all great theorists, bent on dominating other minds by sensuous means. Their one dream was to create the irresistible effect — to intoxicate, or overwhelm. They looked to analysis to provide them with the keyboard on which to play, with certainty, on man's emotions, and they sought in abstract meditation they key to sure and certain action upon their subject — man's nervous and psychic being."
"Oh Baudelaire... He used to be enormously important to me. It's thanks to him that I was able to get through the war [in Paris, during 1940 – 1945 Van Velde had a long and painful break, with only a few paintings he finished]. A true loyal mind without hypocrisy. The most universal spirit. The greatest Frenchman. I have always been much less interested in painters [than Baudelaire - a great surprise to hear for Charles Juliet the interviewer]."
"Gautier says, “Baudelaire abhorred philanthropy, progressivists, utilitarians, humanitarians and utopianists.” In other words, Baudelaire condemned Rousseauism in all its forms. Today, Rousseauism has so triumphed that the arts and the avant-garde are synonymous with liberalism, an error enforced by literature teachers, with their humanist bias. I follow the Decadents in trying to drive Rousseauist benevolence out of the discourse in art and literature. The Decadents satirized the liberal faith in progress with sizzling prophecies of catastrophe and cultural collapse."
"Notwithstanding his desperate effort to realize Poe’s idea, he [Baudelaire] only proved Poe correct, who had said that no man can bare his heart quite naked; there always will be something held back, something false ostentatiously thrust forward. The grimace, the attitude, the pomp of rhetoric are so many buffers between the soul of man and the sharp reality of published confessions."
"Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance?"
"Et à quoi bon exécuter des projets, puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante?"
"Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère."
"On n'est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est; et le plus irréparable des vices est de faire le mal par bêtise."
"L'âme est une chose si impalpable, si souvent inutile et quelquefois si gênante, que je n'éprouvai, quant à cette perte, qu'un peu moins d'émotion que si j'avais égaré, dans une promenade, ma carte de visite."
"La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas."
"Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit."
"Le génie n'est que l'enfance retrouvée à volonté, l'enfance douée maintenant, pour s'exprimer, d'organes virils et de l'esprit analytique qui lui permet d'ordonner la somme de matériaux involontairement amassée."
"L'observateur est un prince qui jouit partout de son incognito. L'amateur de la vie fait du monde sa famille, comme l'amateur du beau sexe compose sa famille de toutes les beautés trouvées, trouvables et introuvables; comme l'amateur de tableaux vit dans une société enchantée de rêves peints sur toile."
"La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable."
"A coup sûr, cet homme, tel que je l'ai dépeint, ce solitaire doué d'une imagination active, toujours voyageant à travers le grand désert d'hommes, a un but plus élevé que celui d'un pur flâneur, un but plus général, autre que le plaisir fugitif de la circonstance. Il cherche ce quelque chose qu'on nous permettra d'appeler la modernité; car il ne se présente pas de meilleur mot pour exprimer l'idée en question. Il s'agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu'elle peut contenir de poétique dans l'historique, de tirer l'éternel du transitoire."
"Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité; le bien est toujours le produit d'un art."
"Pour le commerçant, l’honnêteté elle-même est une spéculation de lucre."
"Il serait peut-ĂŞtre doux d'ĂŞtre alternativement victime et bourreau."
"La femme est naturelle, c'est-Ă -dire abominable."
"ĂŠtre un homme utile m'a paru toujours quelque chose de bien hideux."
"Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser."
"Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan."
"Il n’y a de gouvernement raisonnable et assuré que l’aristocratique. Monarchie ou république, basées sur la démocratie, sont également absurdes et faibles. Immense nausée des affiches."
"Il n'existe que trois êtres respectables: le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. Les autres hommes sont taillables et corvéables, faits pour l'écurie, c'est-à -dire pour exercer ce qu'on appelle des professions."
"Ah! miserable dog, if I had offered you a package of excrement, you would have smelled it with delight and perhaps devoured it. In this, poor companion of my sad life, you are like the public, to whom one must never present delicate perfumes, which exasperate them, but only carefully chosen filth."
"L’homme qui, dès le commencement, a été longtemps baigné dans la molle atmosphère de la femme, dans l’odeur de ses mains, de son sein, de ses genoux, de sa chevelure, de ses vêtements souples et flottants,'Dulce balneum suavibus Unguentatum odoribus,'y a contracté une délicatesse d’épiderme et une distinction d’accent, une espèce d’androgynéité, sans lesquelles le génie le plus âpre et le plus viril reste, relativement à la perfection dans l’art, un être incomplet."
"Hélas! les vices de l’homme, si pleins d’horreur qu’on les suppose, contiennent la preuve (quand ce ne serait que leur infinie expansion!) de son goût de l’infini."
"In times of old when Nature in her glad excess Brought forth such living marvels as no more are seen, I should have loved to dwell with a young giantess, Like a voluptuous cat about the feet of a queen."
"L'imagination est la reine du vrai, et le possible est une des provinces du vrai. Elle est positivement apparentée avec l'infini.'Sans elle, toutes les facultés, si solides ou si aiguisées qu'elles soient, sont comme si elles n'étaient pas, tandis que la faiblesse de quelques facultés secondaires, excitées par une imagination vigoureuse, est un malheur secondaire. Aucune ne peut se passer d'elle, et elle peut suppléer quelques-unes. Souvent ce que celles-ci cherchent et ne trouvent qu'après les essais successifs de plusieurs méthodes non adaptées à la nature des choses, fièrement et simplement elle le devine. Enfin elle joue un rôle puissant même dans la morale; car, permettez-moi d'aller jusque-là , qu'est-ce que la vertu sans imagination?"
"C'est l'imagination qui a enseigné à l'homme le sens moral de la couleur, du contour, du son et du parfum. Elle a créé, au commencement du monde, l'analogie et la métaphore. Elle décompose toute la création, et, avec les matériaux amassés et disposés suivant des règles dont on ne peut trouver l'origine que dans le plus profond de l'âme, elle crée un monde nouveau, elle produit la sensation du neuf. Comme elle a créé le monde (on peut bien dire cela, je crois, même dans un sens religieux), il est juste qu'elle le gouverne."
""Le Guignon" (quoting Hippocrates)"
"Although we have a heart for the work, Art is long and time is short."
"Quelle est cette île triste et noire? — C'est Cythère, Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons Eldorado banal de tous les vieux garçons. Regardez, après tout, c'est une pauvre terre."
"Gloire et louange à toi, Satan, dans les hauteurs Du Ciel, où tu régnas, et dans les profondeurs de l’Enfer, où, vaincu, tu rêves en silence! Fais que mon âme un jour, sous l’Arbre de Science, Près de toi se repose, à l’heure où sur ton front Comme un Temple nouveau ses rameaux s’épandront!"
"Ô toi, le plus savant et le plus beau des Anges, Dieu trahi par le sort et privé de louanges,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!'Ô Prince de l'exil, à qui l'on a fait tort Et qui, vaincu, toujours te redresses plus fort,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!'Toi qui sais tout, grand roi des choses souterraines, Guérisseur familier des angoisses humaines,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!'Toi qui, même aux lépreux, aux parias maudits, Enseignes par l'amour le goût du Paradis,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!"
"En toi je tomberai, végétale ambroisie, Grain précieux jeté par l'éternel Semeur, Pour que de notre amour naisse la poésie Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur!"
"Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles: "Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité, Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles.""
"C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents."
"Fourmillante cité, cité pleine de rêves, Où le spectre en plein jour raccroche le passant!"
"Je suis un cimetière abhorré de la lune."
"Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres; Adieu, vive clarté de nos étés trop courts!"
"Ne cherchez plus mon cœur; des monstres l’ont mangé."
"Là , tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté."
"Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Eternel et muet ainsi que la matière.'Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes; Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris."
"Homme libre, toujours tu chériras la mer."
"Ă” douleur! Ă´ douleur! Le Temps mange la vie."
"I think there can be few examples of a life as dilapidated as mine."
"La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers."
"Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l’empêchent de marcher."
"Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie, N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins Le canevas banal de nos piteux destins, C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie."