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April 10, 2026
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"Les peuples comme les astres ont le droit dâĂ©clipse. Et tout est bien, pourvu que la lumiĂšre revienne et que lâĂ©clipse ne dĂ©gĂ©nĂšre pas en nuit. Aube et rĂ©surrection sont synonymes. La rĂ©apparition de la lumiĂšre est identique Ă la persistance du moi."
"Jamais on ne me voit avec des habits chamarrĂ©s dâor et de pierreries; je laisse ce faux Ă©clat aux Ăąmes mal organisĂ©es."
"Se sauver par ce qui vous a perdu, câest lĂ le chef-dâĆuvre des hommes forts."
"Vous parlez gentiment. Vrai, on ne vous donnerait pas votre Ăąge. Vous devriez vendre tous vos cheveux cent francs la piĂšce. Cela vous ferait cinq cents francs."
"On prend la charrette pour la RĂ©publique et on laisse lâAuvergnat Ă la monarchie."
"LâĂąme ne se rend pas au dĂ©sespoir sans avoir Ă©puisĂ© toutes les illusions."
"Ă de certaines heures, tout semble impossible; Ă dâautres heures, tout paraĂźt aisĂ©; Jean Valjean Ă©tait dans une de ces bonnes heures."
"Tes amis viennent de te fusiller."
"Marius avait trop peu vĂ©cu encore pour savoir que rien nâest plus imminent que lâimpossible, et que ce quâil faut toujours prĂ©voir, câest lâimprĂ©vu."
"La guerre civile? quâest-ce Ă dire? Est-ce quâil y a une guerre Ă©trangĂšre? Est-ce que toute guerre entre hommes nâest pas la guerre entre frĂšres? La guerre ne se qualifie que par son but. Il nây a ni guerre Ă©trangĂšre, ni guerre civile; il nây a que la guerre injuste et la guerre juste."
"Sa vie avait été ténÚbres; sa fin fut nuit."
"Câest la souris qui a pris le chat."
"Les grands pĂ©rils ont cela de beau quâils mettent en lumiĂšre la fraternitĂ© des inconnus."
"Ce que vous autres appelez le progrĂšs marche par deux moteurs, les hommes et les Ă©vĂ©nements. Mais, chose triste, de temps en temps, lâexceptionnel est nĂ©cessaire. Pour les Ă©vĂ©nements comme pour les hommes, la troupe ordinaire ne suffit pas; il faut parmi les hommes des gĂ©nies, et parmi les Ă©vĂ©nements des rĂ©volutions. Les grands accidents sont la loi; lâordre des choses ne peut sâen passer; et, Ă voir les apparitions de comĂštes, on serait tentĂ© de croire que le ciel lui-mĂȘme a besoin dâacteurs en reprĂ©sentation. Au moment oĂč lâon sây attend le moins, Dieu placarde un mĂ©tĂ©ore sur la muraille du firmament. Quelque Ă©toile bizarre survient, soulignĂ©e par une queue Ă©norme. Et cela fait mourir CĂ©sar. Brutus lui donne un coup de couteau, et Dieu un coup de comĂšte."
"La rue est libre, les pavés sont à tout le monde."
"Ses frÚres le soir, son pÚre le matin; voilà quelle avait été sa nuit."
"Le vent des rĂ©volutions nâest pas maniable."
"Il y a des moments oĂč lâon a une fournaise sous le crĂąne. Marius Ă©tait dans un de ces moments-lĂ ."
"Quand on est Ă la fin de la vie, mourir, cela veut dire partir; quand on est au commencement, partir, cela veut dire mourir."
"Le compliment, c'est quelque chose comme le baiser Ă travers le voile."
"Faut-il continuer de lever les yeux vers le ciel? le point lumineux qu'on y distingue est-il de ceux qui s'éteignent? L'idéal est effrayant à voir, ainsi perdu dans les profondeurs, petit, isolé, imperceptible, brillant, mais entouré de toutes ces grandes menaces noires monstrueusement amoncelées autour de lui; pourtant pas plus en danger qu'une étoile dans les gueules des nuages."
"Il nây a quâune maniĂšre de refuser Demain, câest de mourir."
"Plaignons, Ă lâĂ©gal des estomacs, les esprits qui ne mangent pas. Sâil y a quelque chose de plus poignant quâun corps agonisant faute de pain, câest une Ăąme qui meurt de la faim de la lumiĂšre."
"Vous aurez beau faire, vous nâanĂ©antirez pas cet Ă©ternel reste du cĆur de lâhomme, lâamour."
"Ce quâon peut faire dans un sĂ©pulcre, ils agonisaient, et ce quâon peut faire dans un enfer, ils chantaient. Car oĂč il nây a plus lâespĂ©rance, le chant reste."
"Les esprits rĂ©flĂ©chis usent peu de cette locution: les heureux et les malheureux. Dans ce monde, vestibule dâun autre Ă©videmment, il nây a pas dâheureux.'La vraie division humaine est celle-ci: les lumineux et les tĂ©nĂ©breux.'Diminuer le nombre des tĂ©nĂ©breux, augmenter le nombre des lumineux, voilĂ le but. Câest pourquoi nous crions: enseignement! science!"
"Ah çà ! sâĂ©cria Gavroche, quâest-ce que cela signifie ? Il repleut ! Bon Dieu, si cela continue, je me dĂ©sabonne."
"à un certain degré de détresse, le pauvre, dans sa stupeur, ne gémit plus du mal et ne remercie plus du bien."
"Le bureau est fermé, dit Gavroche, je ne reçois plus de plaintes."
"Le barbier, dans sa boutique chauffĂ©e dâun bon poĂȘle, rasait une pratique et jetait de temps en temps un regard de cĂŽtĂ© Ă cet ennemi, Ă ce gamin gelĂ© et effrontĂ© qui avait les deux mains dans ses poches, mais lâesprit Ă©videmment hors du fourreau."
"Le plus terrible des motifs et la plus indiscutable des réponses: Parce que."
"You who suffer because you love, love still more. To die of love is to live by it. Love! A dark and starry transfiguration is mingled with that torment. There is ecstacy in the agony."
"Un soir le petit Gavroche nâavait point mangĂ©; il se souvint quâil nâavait pas non plus dĂźnĂ© la veille; cela devenait fatigant. Il prit la rĂ©solution dâessayer de souper."
"Dante eĂ»t cru voir les sept cercles de lâenfer en marche."
"Le premier symptĂŽme de lâamour vrai chez un jeune homme, câest la timiditĂ©, chez une jeune fille, câest la hardiesse."
"Les femmes jouent avec leur beautĂ© comme les enfants avec leur couteau. Elles sây blessent."
"Il se disait quâil nâavait vraiment pas assez souffert pour mĂ©riter un si radieux bonheur, et il remerciait Dieu, dans les profondeurs de son Ăąme, dâavoir permis quâil fĂ»t ainsi aimĂ©, lui misĂ©rable, par cet ĂȘtre innocent."
"OĂč finit le tĂ©lescope, le microscope commence. Lequel des deux a la vue la plus grande?"
"En 93, un chaudronnier avait achetĂ© la maison pour la dĂ©molir, mais nâayant pu en payer le prix, la nation le mit en faillite. De sorte que ce fut la maison qui dĂ©molit le chaudronnier."
"Non, rĂ©pondit-elle, je suis le diable, mais ça mâest Ă©gal."
"Heureux, mĂȘme dans les angoisses, celui Ă qui Dieu a donnĂ© une Ăąme digne de lâamour et du malheur! Qui nâa pas vu les choses de ce monde et le cĆur des hommes Ă cette double lumiĂšre nâa rien vu de vrai et ne sait rien."
"La pensĂ©e est le labeur de lâintelligence, la rĂȘverie en est la voluptĂ©."
"Rien nâest plus dangereux que le travail discontinuĂ©; câest une habitude qui sâen va. Habitude facile Ă quitter, difficile Ă reprendre."
"ProspĂ©ritĂ© sociale, cela veut dire lâhomme heureux, le citoyen libre, la nation grande."
"La logique ignore lâĂ peu prĂšs; absolument comme le soleil ignore la chandelle."
"Vous ĂȘtes des malheureux, mais ma vie ne vaut pas la peine dâĂȘtre tant dĂ©fendue. Quant Ă vous imaginer que vous me feriez parler, que vous me feriez Ă©crire ce que je ne veux pas Ă©crire, que vous me feriez dire ce que je ne veux pas direâŠ'Il releva la manche de son bras gauche et ajouta:'â Tenez.'En mĂȘme temps il tendit son bras et posa sur la chair nue le ciseau ardent quâil tenait dans sa main droite par le manche de bois.'On entendit le frĂ©missement de la chair brĂ»lĂ©e, lâodeur propre aux chambres de torture se rĂ©pandit dans le taudis. Marius chancela Ă©perdu dâhorreur, les brigands eux-mĂȘmes eurent un frisson, le visage de lâĂ©trange vieillard se contracta Ă peine, et, tandis que le fer rouge sâenfonçait dans la plaie fumante, impassible et presque auguste, il attachait sur ThĂ©nardier son beau regard sans haine oĂč la souffrance sâĂ©vanouissait dans une majestĂ© sereine."
"Le prisonnier nâĂ©tait plus attachĂ© au lit que par une jambe.'Avant que les sept hommes eussent eu le temps de se reconnaĂźtre et de sâĂ©lancer, lui sâĂ©tait penchĂ© sous la cheminĂ©e, avait Ă©tendu la main vers le rĂ©chaud, puis sâĂ©tait redressĂ©, et maintenant ThĂ©nardier, la ThĂ©nardier et les bandits, refoulĂ©s par le saisissement au fond du bouge, le regardaient avec stupeur Ă©levant au-dessus de sa tĂȘte le ciseau rouge dâoĂč tombait une lueur sinistre, presque libre et dans une attitude formidable."
"Pardon, monsieur, rĂ©pondit M. Leblanc avec un accent de politesse qui avait en un pareil moment quelque chose dâĂ©trange et de puissant, je vois que vous ĂȘtes un bandit."
"Au moment oĂč Jondrette avait dit: Je me nomme ThĂ©nardier, Marius avait tremblĂ© de tous ses membres et sâĂ©tait appuyĂ© au mur comme sâil eĂ»t senti le froid dâune lame dâĂ©pĂ©e Ă travers son cĆur."
"Je ne mâappelle pas Fabantou, je ne mâappelle pas Jondrette, je me nomme ThĂ©nardier! je suis lâaubergiste de Montfermeil ! entendez-vous bien? ThĂ©nardier! Maintenant me reconnaissez-vous?"