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April 10, 2026
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"Le Nautilus en brisait les eaux sous le tranchant de son éperon, après avoir accompli près de dix mille lieues en trois mois et demi, parcours supérieur à l'un des grands cercles de la terre. Où allions-nous maintenant, et que nous réservait l'avenir?"
"La mer est tout! Elle couvre les sept dixièmes du globe terrestre. Son souffle est pur et sain. C'est l'immense désert où l'homme n'est jamais seul, car il sent frémir la vie à ses côtés. La mer n'est que le véhicule d'une surnaturelle et prodigieuse existence; elle n'est que mouvement et amour."
"Nous étions seuls. Où ? Je ne pouvais le dire, à peine l'imaginer. Tout était noir, mais d'un noir si absolu, qu'après quelques minutes, mes yeux n'avaient encore pu saisir une de ces lueurs indéterminées qui flottent dans les plus profondes nuits."
"A quoi bon discuter une proposition semblable, quand la force peut détruire les meilleurs arguments."
"La liberté vaut qu’on la paye."
"Ils faisaient à autrui ce qu'ils ne voulaient pas qu'on leur fît, principe immoral sur lequel repose tout l’art de la guerre."
"À en croire certains esprits bornés, — c'est le qualificatif qui leur convient, — l'humanité serait renfermée dans un cercle de Popilius qu'elle ne saurait franchir, et condamnée à végéter sur ce globe sans jamais pouvoir s'élancer dans les espaces planétaires! Il n'en est rien! On va aller à la Lune, on ira aux planètes, on ira aux étoiles, comme on va aujourd'hui de Liverpool à New York, facilement, rapidement, sûrement, et l'océan atmosphérique sera bientôt traversé comme les océans de la Lune!"
"L'esprit humain se plaît à ces conceptions grandioses d'êtres surnaturels. Or la mer est précisément leur meilleur véhicule, le seul milieu où ces géants près desquels les animaux terrestres, éléphants ou rhinocéros, ne sont que des nains — puissent se produire et se développer."
"Restait en dernier lieu la classe superstitieuse des ignorants; ceux-lá ne se contentent pas d'ignorer, ils savent ce qui n'est pas."
"Or, quand un Américain a une idée, il cherche un second Américain qui la partage. Sont-ils trois, ils élisent un président et deux secrétaires. Quatre, ils nomment un archiviste, et le bureau fonctionne. Cinq, ils se convoquent en assemblée générale, et le club est constitué."
"Rien ne saurait étonner un Américain. On a souvent répété que le mot "impossible" n’était pas français; on s’est évidemment trompé de dictionnaire. En Amérique, tout est facile, tout est simple, et quant aux difficultés mécaniques, elles sont mortes avant d’être nées. Entre le projet Barbicane et sa réalisation, pas un véritable Yankee ne se fût permis d’entrevoir l’apparence d’une difficulté. Chose dite, chose faite."
"Qui dit Canadien, dit Français."
"L’astre des nuits, par sa proximité relative et le spectacle rapidement renouvelé de ses phases diverses, a tout d’abord partagé avec le Soleil l’attention des habitants de la Terre."
"Le grand architecte de l'univers l'a construite on bons matériaux."
"Hunger, prolonged, is temporary madness! The brain is at work without its required food, and the most fantastic notions fill the mind. Hitherto I had never known what hunger really meant. I was likely to understand it now."
"Cet enlèvement, si brutalement exécuté, s'était accompli avec la rapidité de l'éclair... Un rapide frisson me glaça l'épiderme. A qui avions-nous affaire ? Sans doute à quelques pirates d'une nouvelle espèce qui exploitaient la mer à leur façon.A peine l'étroit panneau fut-il refermé sur moi, qu'une obscurité profonde m'enveloppa."
"L’homme est ainsi fait, que sa santé est un effet purement négatif; une fois le besoin de manger satisfait, on se figure difficilement les horreurs de la faim; il faut les éprouver, pour les comprendre."
"La science, mon garçon, est faite d’erreurs, mais d’erreurs qu’il est bon de commettre, car elles mènent peu à peu à la vérité."
"Je ne puis peindre mon désespoir; nul mot de la langue humaine ne rendrait mes sentiments. J’étais enterré vif, avec la perspective de mourir dans les tortures de la faim et de la soif."
"Et tant que son coeur bat, tant que sa chair palpite, je n'admets pas qu'un être doué de volonté laisse en lui place au désespoir."
"Les ondulations de ces montagnes infinies, que leurs couches de neige semblaient rendre écumantes, rappelaient à mon souvenir la surface d'une mer agitée. Si je me retournais vers l'ouest, l'Océan s'y développait dans sa majestueuse étendue, comme une continuation de ces sommets moutonneux. Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon oeil le distinguait à peine.'Je me plongeais ainsi dans cette prestigieuse extase que donnent les hautes cimes, et cette fois, sans vertige, car je m'accoutumais enfin à ces sublimes contemplations. Mes regards éblouis se baignaient dans la transparente irradiation des rayons solaires, j'oubliais qui j'étais, où j'étais, pour vivre de la vie des elfes ou des sylphes, imaginaires habitants de la mythologie scandinave; je m'enivrais de la volupté des hauteurs, sans songer aux abîmes dans lesquels ma destinée allait me plonger avant peu."
"Mais aux grandes douleurs le ciel mêle incessamment les grandes joies, et il réservait au professeur Lidenbrock une satisfaction égale à ses désespérants ennuis."
"Les objets extérieurs ont une action réelle sur le cerveau. Qui s’enferme entre quatre murs finit par perdre la faculté d’associer les idées et les mots. Que de prisonniers cellulaires devenus imbéciles, sinon fous, par le défaut d’exercice des facultés pensantes."
"Je voudrais aussi, dans ces notes, rendre hommage à l’homme d’incommensurable génie que fut Jules Verne. Mon admiration pour lui est infinie. Dans certaines pages du Voyage au centre de la terre, de Cinq Semaines en ballon, de Vingt mille lieues sous les mers, de De la Terre à la Lune et de Autour de la Lune, de l’Île mystérieuse, d’Hector Servadac, il s’est élevé aux plus hautes cimes que puisse atteindre le verbe humain. [...] Ô maître incomparable, soyez béni pour les heures sublimes que j’ai passées toute ma vie à vous lire et à vous relire sans cesse."
"With the vast sweep of his imagination Jules Verne created a whole world of magical things imbued with a delightful naiveté, which just charm us..."
"Veliká fantazie Julesa Vernea vytvořila svět, kouzelný svět plný rozkošné naivity, která je tolik půvabná..."
"I would also like, in these notes, to pay homage to that man of incommensurable genius, namely Jules Verne. My admiration for him is boundless. In certain pages of Journey to the Centre of the Earth, Five Weeks in a Balloon, Twenty Thousand Leagues Under the Sea, From the Earth to the Moon, Around the Moon, The Mysterious Island and Hector Servadac, he raised himself to the highest peaks that can be attained by human language. [...] O incomparable master, may you be blessed for the sublime hours which I have spent endlessly reading and rereading your works through my life."
"Jules Verne was in a sense the director-general of my life. When I was not more than ten or eleven years old I read his Twenty Thousand Leagues under the Sea and my young imagination was fired. This generation may have forgotten that Verne was a great scientist as well as the writer of the most romantic fiction of his day."
"For twenty years, the people who move forward have been doing a Jules Verne."
"We found a text in a translation of Twenty Thousand Leagues Under the Sea that mentioned Villeroi as the math teacher to Jules Verne. They were from the same city."
"In a very real sense, Jules Verne is one of the pioneers of the space age."
"It was Jules Verne who launched me on this trip."
"Almost as influential as my natural penchant was a marvelous book, which impressed and fascinated me more than any other—Jules Verne's Journey to the Center of the Earth. I have re-read it many times, and I confess I sometimes re-read it still, each time finding anew the joys and enthusiasm of my childhood."
"(What books did you read as a child?) I read Emilio Salgari, Jules Verne, Charles Dickens, and all the detective novels I could lay my hands on."
"Les poëtes sont comme les proverbes : l’un est toujours là pour contredire l’autre."
"I would have bartered a diamond mine for a glass of pure spring water!"
"All my texts were written, directly or allusively, to celebrate (Captain Hatteras's) discovery of the North Pole."
"Malheur à qui est seul, mes amis, et il faut croire que l’isolement a vite fait de détruire la raison."
"Les hommes, Pencroff, si savants qu’ils puissent être, ne pourront jamais changer quoi que ce soit à l’ordre cosmographique établi par Dieu même.'— Et pourtant, ajouta Pencroff, qui montra une certaine difficulté à se résigner, le monde est bien savant! Quel gros livre, monsieur Cyrus, on ferait avec tout ce qu’on sait!'— Et quel plus gros livre encore avec tout ce qu’on ne sait pas, répondit Cyrus Smith."
"Ainsi est-il du cœur de l’homme. Le besoin de faire œuvre qui dure, qui lui survive, est le signe de sa supériorité sur tout ce qui vit ici-bas. C’est ce qui a fondé sa domination, et c’est ce qui la justifie dans le monde entier."
"Yes, but water decomposed into its primitive elements... and decomposed doubtless, by electricity, which will then have become a powerful and manageable force, for all great discoveries, by some inexplicable law, appear to agree and become complete at the same time. Yes, my friends, I believe that water will one day be employed as fuel, that hydrogen and oxygen which constitute it, used singly or together, will furnish an inexhaustible source of heat and light, of an intensity of which coal is not capable. Some day the coalrooms of steamers and the tenders of locomotives will, instead of coal, be stored with these two condensed gases, which will burn in the furnaces with enormous calorific power. There is, therefore, nothing to fear. As long as the earth is inhabited it will supply the wants of its inhabitants, and there will be no want of either light or heat as long as the productions of the vegetable, mineral or animal kingdoms do not fail us. I believe, then, that when the deposits of coal are exhausted we shall heat and warm ourselves with water. Water will be the coal of the future!"
"La nécessité est, d’ailleurs, de tous les maîtres, celui qu’on écoute le plus et qui enseigne le mieux."
"L’homme qui "sait" réussit là où d’autres végéteraient et périraient inévitablement."
"La civilisation ne recule jamais, et il semble qu’elle emprunte tous les droits à la nécessité."
"L’homme n’est jamais ni parfait, ni content."
"Phileas Fogg avait gagné son pari. Il avait accompli en quatre-vingts jours ce voyage autour du monde ! Il avait employé pour ce faire tous les moyens de transport, paquebots, railways, voitures, yachts, bâtiments de commerce, traîneaux, éléphant. L'excentrique gentleman avait déployé dans cette affaire ses merveilleuses qualités de sang-froid et d'exactitude. Mais après ? Qu'avait-il gagné à ce déplacement ? Qu'avait-il rapporté de ce voyage ?'Rien, dira-t-on ? Rien, soit, si ce n'est une charmante femme, qui — quelque invraisemblable que cela puisse paraître — le rendit le plus heureux des hommes !'En vérité, ne ferait-on pas, pour moins que cela, le Tour du Monde ?"
"Celui qui se trompe dans une intention qu’il croit bonne, on peut le combattre, on ne cesse pas de l’estimer."
"Mieux vaut mettre les choses au pis tout de suite, répondit l’ingénieur, et ne se réserver que la surprise du mieux."
"I was rereading your autobiography. You are a great charmer and this is due to your sincerity. It is a rare quality to charm without meaning to. I interrupt [my reading] to laugh and reflect and I tell myself: My God! How adorable she is!"
"The Second Sex remains the most cogent and thorough book of feminist theory yet written. With its exhaustive portrayal of the ways in which male domination and female subordination penetrate every aspect of everyday life and shape our cultural myths and fantasies, it offers detailed evidence for the basic claims of second wave feminism—that male supremacy is a coherent system of power relations, and that 'the personal is political.'"