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"Être un saint, c’est l’exception ; être un juste, c’est la règle. Errez, défaillez, péchez, mais soyez des justes."
"Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre."
"Comme on voit, il avait une manière étrange et à lui de juger les choses. Je soupçonne qu’il avait pris cela dans l’évangile."
"C’est une erreur de s’imaginer qu’on épuise le sort et qu’on touche le fond de quoi que ce soit.'Hélas! qu’est-ce que toutes ces destinées ainsi poussées pêle-mêle? où vont-elles? pourquoi sont-elles ainsi?'Celui qui sait cela voit toute l’ombre.Il est seul. Il s’appelle Dieu."
"Né provençal, il s’était facilement familiarisé avec tous les patois du midi. [...] Ceci plaisait beaucoup au peuple et n’avait pas peu contribué à lui donner accès près de tous les esprits. Il était dans la chaumière et dans la montagne comme chez lui. Il savait dire les choses les plus grandes dans les idiomes les plus vulgaires. Parlant toutes les langues, il entrait dans toutes les âmes."
"D’ailleurs qui est-ce qui atteint son idéal?"
"Je ne suis pas au monde pour garder ma vie, mais pour garder les âmes."
"Let us never fear robbers nor murderers. Those are dangers from without, petty dangers. Let us fear ourselves. Prejudices are the real robbers; vices are the real murderers. The great dangers lie within ourselves. What matters it what threatens our head or our purse! Let us think only of that which threatens our soul."
"Personne ne pourrait dire que le passage de cet esprit devant le sien et le reflet de cette grande conscience sur la sienne ne fût pas pour quelque chose dans son approche de la perfection."
"Le général... avait poursuivi l’empereur comme quelqu’un qu’on veut laisser échapper."
"Jean Valjean était entré au bagne sanglotant et frémissant; il en sortit impassible. Il y était entré désespéré; il en sortit sombre.'Que s’était-il passé dans cette âme?"
"Ainsi, pendant ces dix-neuf ans de torture et d’esclavage, cette âme monta et tomba en même temps. Il y entra de la lumière d’un côté et des ténèbres de l’autre."
"Le propre des peines de cette nature, dans lesquelles domine ce qui est impitoyable, c’est-à -dire ce qui est abrutissant, c’est de transformer peu à peu, par une sorte de transfiguration stupide, un homme en une bête fauve, quelquefois en une bête féroce."
"Le point de départ comme le point d’arrivée de toutes ses pensées était la haine de la loi humaine; cette haine qui, si elle n’est arrêtée dans son développement par quelque incident providentiel, devient, dans un temps donné, la haine de la société, puis la haine du genre humain, puis la haine de la création, et se traduit par un vague et incessant et brutal désir de nuire, n’importe à qui, à un être vivant quelconque."
"La nuit n’était pas très obscure; c’était une pleine lune sur laquelle couraient de larges nuées chassées par le vent. Cela faisait au dehors des alternatives d’ombre et de clarté, des éclipses, puis des éclaircies, et au dedans une sorte de crépuscule. Ce crépuscule, suffisant pour qu’on pût se guider, intermittent à cause des nuages, ressemblait à l’espèce de lividité qui tombe d’un soupirail de cave devant lequel vont et viennent des passants."
"Depuis près d’une demi-heure un grand nuage couvrait le ciel. Au moment où Jean Valjean s’arrêta en face du lit, ce nuage se déchira, comme s’il l’eût fait exprès, et un rayon de lune, traversant la longue fenêtre, vint éclairer subitement le visage pâle de l’évêque... Toute sa face s’illuminait d’une vague expression de satisfaction, d’espérance et de béatitude. C’était plus qu’un sourire et presque un rayonnement. Il y avait sur son front l’inexprimable réverbération d’une lumière qu’on ne voyait pas."
"Jusque-là il avait reçue avec assez d’adresse tout entière sur le dos de sa main.'Cette fois la pièce de quarante sous lui échappa, et vint rouler vers la broussaille jusqu’à Jean Valjean."
"Il se roidissait contre l’action angélique et contre les douces paroles du vieillard. "Vous m’avez promis de devenir honnête homme. Je vous achète votre âme. Je la retire à l’esprit de perversité et je la donne au bon Dieu." Cela lui revenait sans cesse. Il opposait à cette indulgence céleste l’orgueil, qui est en nous comme la forteresse du mal. Il sentait indistinctement que le pardon de ce prêtre était le plus grand assaut et la plus formidable attaque dont il eût encore été ébranlé; que son endurcissement serait définitif s’il résistait à cette clémence; que, s’il cédait, il faudrait renoncer à cette haine dont les actions des autres hommes avaient rempli son âme pendant tant d’années, et qui lui plaisait; que cette fois il fallait vaincre ou être vaincu, et que la lutte, une lutte colossale et définitive, était engagée entre sa méchanceté à lui et la bonté de cet homme."
"Une voix lui disait-elle à l’oreille qu’il venait de traverser l’heure solennelle de sa destinée, qu’il n’y avait plus de milieu pour lui, que si désormais il n’était pas le meilleur des hommes il en serait le pire."
"Pendant qu’il pleurait, le jour se faisait de plus en plus dans son cerveau, un jour extraordinaire, un jour ravissant et terrible à la fois... Tout cela lui revint et lui apparut, clairement, mais dans une clarté qu’il n’avait jamais vue jusque-là ... Cependant un jour doux était sur cette vie et sur cette âme. Il lui semblait qu’il voyait Satan à la lumière du paradis."
"Propos de table et propos d’amour; les uns sont aussi insaisissables que les autres; les propos d’amour sont des nuées, les propos de table sont des fumées."
"Une discussion est bonne... une querelle vaut mieux."
"Ces êtres appartenaient à cette classe bâtarde composée de gens grossiers parvenus et de gens intelligents déchus, qui est entre la classe dite moyenne et la classe dite inférieure, et qui combine quelques-uns des défauts de la seconde avec presque tous les vices de la première, sans avoir le généreux élan de l’ouvrier ni l’ordre honnête du bourgeois."
"Elle y noyait ce qu’elle avait de cervelle."
"Il ne suffit pas d’être méchant pour prospérer. La gargote allait mal."
"La grande douleur est un rayon divin et terrible qui transfigure les misérables."
"L’œil de l’esprit ne peut trouver nulle part plus d’éblouissements ni plus de ténèbres que dans l’homme; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie. Il y a un spectacle plus grand que la mer, c’est le ciel; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c’est l’intérieur de l’âme. Faire le poème de la conscience humaine, ne fût-ce qu’à propos d’un seul homme, ne fût-ce qu’à propos du plus infime des hommes, ce serait fondre toutes les épopées dans une épopée supérieure et définitive. La conscience, c’est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l’antre des idées dont on a honte; c’est le pandémonium des sophismes, c’est le champ de bataille des passions. À de certaines heures, pénétrez à travers la face livide d’un être humain qui réfléchit, et regardez derrière, regardez dans cette âme, regardez dans cette obscurité. Il y a là , sous le silence extérieur, des combats de géants comme dans Homère, des mêlées de dragons et d’hydres et des nuées de fantômes comme dans Milton, des spirales visionnaires comme chez Dante. Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les volontés de son cerveau et les actions de sa vie!"
"On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s’appelle la marée; pour le coupable, cela s’appelle le remords."
"Les bleuets sont bleus, les roses sont roses."
"Quand on l’avait jugé, Dieu était absent."
"Vous êtes bien malins de me dire où je suis né. Moi, je l’ignore. Tout le monde n’a pas des maisons pour y venir au monde. Ce serait trop commode."
"Heureusement Dieu sait où retrouver l’âme."
"Napoléon... immense somnambule de ce rêve écroulé."
"Waterloo est une bataille du premier ordre gagnée par un capitaine du second."
"Voulez-vous vous rendre compte de ce que c’est que la révolution, appelez-la Progrès; et voulez-vous vous rendre compte de ce que c’est que le progrès, appelez-le Demain."
"Qu’importe à l’infini?"
"Sur un signe affirmatif de l’officier, il avait rompu d’un coup de marteau la chaîne rivée à la manille de son pied, puis il avait pris une corde, et il s’était élancé dans les haubans. Personne ne remarqua en cet instant-là avec quelle facilité cette chaîne fut brisée. Ce ne fut que plus tard qu’on s’en souvint."
"Il entrevoyait tout, et ne voyait rien."
"Cherché, oui; suivi, non."
"Jean Valjean avait cela de particulier qu’on pouvait dire qu’il portait deux besaces; dans l’une il avait les pensées d’un saint, dans l’autre les redoutables talents d’un forçat. Il fouillait dans l’une ou dans l’autre, selon l’occasion."
"Certes, en cet instant-là , si Jean Valjean avait eu un royaume, il l’eût donné pour une corde."
"Les fortes sottises sont souvent faites, comme les grosses cordes, d’une multitude de brins."
"Sur le premier gobelet on lisait cette inscription: vin de singe, sur le deuxième: vin de lion, sur le troisième: vin de mouton, sur le quatrième: vin de cochon. Ces quatre légendes exprimaient les quatre degrés que descend l’ivrogne; la première ivresse, celle qui égaye; la deuxième, celle qui irrite; la troisième, celle qui hébète; la dernière enfin, celle qui abrutit."
"Nous ne comprenons pas tout, mais nous n’insultons rien."
"Il est nécessaire de les connaître, ne fût-ce que pour les éviter."
"Nous blâmons l’Église quand elle est saturée d’intrigue, nous méprisons le spirituel âpre au temporel; mais nous honorons partout l’homme pensif."
"Nous saluons qui s’agenouille."
"Une foi; c’est là pour l’homme le nécessaire. Malheur à qui ne croit rien!"
"On n’est pas inoccupé parce qu’on est absorbé. Il y a le labeur visible et le labeur invisible."
"Contempler, c’est labourer; penser, c’est agir. Les bras croisés travaillent, les mains jointes font. Le regard au ciel est une œuvre."
Young though he was, his radiant energy produced such an impression of absolute reliability that Hedgewar made him the first sarkaryavah, or general secretary, of the RSS.
- Gopal Mukund Huddar
Largely because of the influence of communists in London, Huddar's conversion into an enthusiastic supporter of the fight against fascism was quick and smooth. The ease with which he crossed from one worldview to another betrays the fact that he had not properly understood the world he had grown in.
Huddar would have been 101 now had he been alive. But then centenaries are not celebrated only to register how old so and so would have been and when. They are usually celebrated to explore how much poorer our lives are without them. Maharashtrian public life is poorer without him. It is poorer for not having made the effort to recall an extraordinary life.
I regret I was not there to listen to Balaji Huddar's speech [...] No matter how many times you listen to him, his speeches are so delightful that you feel like listening to them again and again.
By the time he came out of Franco's prison, Huddar had relinquished many of his old ideas. He displayed a worldview completely different from that of the RSS, even though he continued to remain deferential to Hedgewar and maintained a personal relationship with him.