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"Il se disait qu’il n’avait vraiment pas assez souffert pour mériter un si radieux bonheur, et il remerciait Dieu, dans les profondeurs de son âme, d’avoir permis qu’il fût ainsi aimé, lui misérable, par cet être innocent."
"Les femmes jouent avec leur beauté comme les enfants avec leur couteau. Elles s’y blessent."
"Le premier symptôme de l’amour vrai chez un jeune homme, c’est la timidité, chez une jeune fille, c’est la hardiesse."
"Dante eût cru voir les sept cercles de l’enfer en marche."
"Un soir le petit Gavroche n’avait point mangé; il se souvint qu’il n’avait pas non plus dîné la veille; cela devenait fatigant. Il prit la résolution d’essayer de souper."
"You who suffer because you love, love still more. To die of love is to live by it. Love! A dark and starry transfiguration is mingled with that torment. There is ecstacy in the agony."
"Le plus terrible des motifs et la plus indiscutable des réponses: Parce que."
"Le barbier, dans sa boutique chauffée d’un bon poêle, rasait une pratique et jetait de temps en temps un regard de côté à cet ennemi, à ce gamin gelé et effronté qui avait les deux mains dans ses poches, mais l’esprit évidemment hors du fourreau."
"Le bureau est fermé, dit Gavroche, je ne reçois plus de plaintes."
"À un certain degré de détresse, le pauvre, dans sa stupeur, ne gémit plus du mal et ne remercie plus du bien."
"Ah çà ! s’écria Gavroche, qu’est-ce que cela signifie ? Il repleut ! Bon Dieu, si cela continue, je me désabonne."
"Les esprits réfléchis usent peu de cette locution: les heureux et les malheureux. Dans ce monde, vestibule d’un autre évidemment, il n’y a pas d’heureux.'La vraie division humaine est celle-ci: les lumineux et les ténébreux.'Diminuer le nombre des ténébreux, augmenter le nombre des lumineux, voilà le but. C’est pourquoi nous crions: enseignement! science!"
"Ce qu’on peut faire dans un sépulcre, ils agonisaient, et ce qu’on peut faire dans un enfer, ils chantaient. Car où il n’y a plus l’espérance, le chant reste."
"Vous aurez beau faire, vous n’anéantirez pas cet éternel reste du cœur de l’homme, l’amour."
"Plaignons, à l’égal des estomacs, les esprits qui ne mangent pas. S’il y a quelque chose de plus poignant qu’un corps agonisant faute de pain, c’est une âme qui meurt de la faim de la lumière."
"Il n’y a qu’une manière de refuser Demain, c’est de mourir."
"Faut-il continuer de lever les yeux vers le ciel? le point lumineux qu'on y distingue est-il de ceux qui s'éteignent? L'idéal est effrayant à voir, ainsi perdu dans les profondeurs, petit, isolé, imperceptible, brillant, mais entouré de toutes ces grandes menaces noires monstrueusement amoncelées autour de lui; pourtant pas plus en danger qu'une étoile dans les gueules des nuages."
"Le compliment, c'est quelque chose comme le baiser Ă travers le voile."
"Quand on est Ă la fin de la vie, mourir, cela veut dire partir; quand on est au commencement, partir, cela veut dire mourir."
"Il y a des moments où l’on a une fournaise sous le crâne. Marius était dans un de ces moments-là ."
"Le vent des révolutions n’est pas maniable."
"Ses frères le soir, son père le matin; voilà quelle avait été sa nuit."
"La rue est libre, les pavés sont à tout le monde."
"Ce que vous autres appelez le progrès marche par deux moteurs, les hommes et les événements. Mais, chose triste, de temps en temps, l’exceptionnel est nécessaire. Pour les événements comme pour les hommes, la troupe ordinaire ne suffit pas; il faut parmi les hommes des génies, et parmi les événements des révolutions. Les grands accidents sont la loi; l’ordre des choses ne peut s’en passer; et, à voir les apparitions de comètes, on serait tenté de croire que le ciel lui-même a besoin d’acteurs en représentation. Au moment où l’on s’y attend le moins, Dieu placarde un météore sur la muraille du firmament. Quelque étoile bizarre survient, soulignée par une queue énorme. Et cela fait mourir César. Brutus lui donne un coup de couteau, et Dieu un coup de comète."
"Les grands périls ont cela de beau qu’ils mettent en lumière la fraternité des inconnus."
"C’est la souris qui a pris le chat."
"Sa vie avait été ténèbres; sa fin fut nuit."
"La guerre civile? qu’est-ce à dire? Est-ce qu’il y a une guerre étrangère? Est-ce que toute guerre entre hommes n’est pas la guerre entre frères? La guerre ne se qualifie que par son but. Il n’y a ni guerre étrangère, ni guerre civile; il n’y a que la guerre injuste et la guerre juste."
"Marius avait trop peu vécu encore pour savoir que rien n’est plus imminent que l’impossible, et que ce qu’il faut toujours prévoir, c’est l’imprévu."
"Tes amis viennent de te fusiller."
"À de certaines heures, tout semble impossible; à d’autres heures, tout paraît aisé; Jean Valjean était dans une de ces bonnes heures."
"L’âme ne se rend pas au désespoir sans avoir épuisé toutes les illusions."
"On prend la charrette pour la République et on laisse l’Auvergnat à la monarchie."
"Vous parlez gentiment. Vrai, on ne vous donnerait pas votre âge. Vous devriez vendre tous vos cheveux cent francs la pièce. Cela vous ferait cinq cents francs."
"Se sauver par ce qui vous a perdu, c’est là le chef-d’œuvre des hommes forts."
"Jamais on ne me voit avec des habits chamarrés d’or et de pierreries; je laisse ce faux éclat aux âmes mal organisées."
"Les peuples comme les astres ont le droit d’éclipse. Et tout est bien, pourvu que la lumière revienne et que l’éclipse ne dégénère pas en nuit. Aube et résurrection sont synonymes. La réapparition de la lumière est identique à la persistance du moi."
"Hélas! être monté, cela n’empêche pas de tomber. On voit ceci dans l’histoire plus souvent qu’on ne voudrait."
"Il y a des gens qui observent les règles de l’honneur comme on observe les étoiles, de très loin."
"Les assaillants avaient le nombre; les insurgés avaient la position. Ils étaient au haut d’une muraille, et ils foudroyaient à bout portant les soldats trébuchant dans les morts et les blessés et empêtrés dans l’escarpement. Cette barricade, construite comme elle l’était et admirablement contrebutée, était vraiment une de ces situations où une poignée d’hommes tient en échec une légion."
"Les assauts se succédèrent. L’horreur alla grandissant."
"Pour se faire une idée de cette lutte, il faudrait se figurer le feu mis à un tas de courages terribles, et qu’on regarde l’incendie. Ce n’était pas un combat, c’était le dedans d’une fournaise; les bouches y respiraient de la flamme; les visages y étaient extraordinaires, la forme humaine y semblait impossible, les combattants y flamboyaient, et c’était formidable de voir aller et venir dans cette fumée rouge ces salamandres de la mêlée. Les scènes successives et simultanées de cette tuerie grandiose, nous renonçons à les peindre."
"Que l’un combatte pour son drapeau, et que l’autre combatte pour son idéal, et qu’ils s’imaginent tous les deux combattre pour la patrie; la lutte sera colossale."
"On veut mourir pourvu qu’on tue."
"La philosophie est le microscope de la pensée."
"Jean Valjean était tombé d’un cercle de l’enfer dans l’autre."
"La pupille se dilate dans la nuit et finit par y trouver du jour, de même que l’âme se dilate dans le malheur et finit par y trouver Dieu."
"Quand un homme habillé par l’État poursuit un homme en guenilles, c’est afin d’en faire aussi un homme habillé par l’État. Seulement la couleur est toute la question. Être habillé de bleu, c’est glorieux; être habillé de rouge, c’est désagréable."
"Vous êtes un infâme! vous êtes un menteur, un calomniateur, un scélérat. Vous veniez accuser cet homme, vous l’avez justifié; vous vouliez le perdre, vous n’avez réussi qu’à le glorifier. Et c’est vous qui êtes un voleur! Et c’est vous qui êtes un assassin! Je vous ai vu, Thénardier Jondrette, dans ce bouge du boulevard de l’Hôpital. J’en sais assez sur vous pour vous envoyer au bagne, et plus loin même, si je voulais."
"Cosette, entends-tu? il en est là ! il me demande pardon. Et sais-tu ce qu’il m’a fait, Cosette? Il m’a sauvé la vie. Il a fait plus. Il t’a donnée à moi. Et après m’avoir sauvé et après t’avoir donnée à moi, Cosette, qu’a-t-il fait de lui-même? il s’est sacrifié. Voilà l’homme. Et, à moi l’ingrat, à moi l’oublieux, à moi l’impitoyable, à moi le coupable, il me dit: Merci! Cosette, toute ma vie passée aux pieds de cet homme, ce sera trop peu. Cette barricade, cet égout, cette fournaise, ce cloaque, il a tout traversé pour moi, pour toi, Cosette! Il m’a emporté à travers toutes les morts qu’il écartait de moi et qu’il acceptait pour lui. Tous les courages, toutes les vertus, tous les héroïsmes, toutes les saintetés, il les a! Cosette, cet homme-là , c’est l’ange!'Chut! chut! dit tout bas Jean Valjean. Pourquoi dire tout cela?'Mais vous! s’écria Marius avec une colère où il y avait de la vénération, pourquoi ne l’avez-vous pas dit? C’est votre faute aussi. Vous sauvez la vie aux gens, et vous le leur cachez! Vous faites plus, sous prétexte de vous démasquer, vous vous calomniez. C’est affreux... La vérité, c’est toute la vérité; et vous ne l’avez pas dite. Vous étiez monsieur Madeleine, pourquoi ne pas l’avoir dit? Vous aviez sauvé Javert, pourquoi ne pas l’avoir dit? Je vous devais la vie, pourquoi ne pas l’avoir dit?"
Young though he was, his radiant energy produced such an impression of absolute reliability that Hedgewar made him the first sarkaryavah, or general secretary, of the RSS.
- Gopal Mukund Huddar
Largely because of the influence of communists in London, Huddar's conversion into an enthusiastic supporter of the fight against fascism was quick and smooth. The ease with which he crossed from one worldview to another betrays the fact that he had not properly understood the world he had grown in.
Huddar would have been 101 now had he been alive. But then centenaries are not celebrated only to register how old so and so would have been and when. They are usually celebrated to explore how much poorer our lives are without them. Maharashtrian public life is poorer without him. It is poorer for not having made the effort to recall an extraordinary life.
I regret I was not there to listen to Balaji Huddar's speech [...] No matter how many times you listen to him, his speeches are so delightful that you feel like listening to them again and again.
By the time he came out of Franco's prison, Huddar had relinquished many of his old ideas. He displayed a worldview completely different from that of the RSS, even though he continued to remain deferential to Hedgewar and maintained a personal relationship with him.