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April 10, 2026
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"The unique and supreme pleasure of love lies in the certainty of doing evil–and men and women know from birth that all pleasure lies in evil."
"Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister.'Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière."
"L’amour ressemblait fort à une torture ou à une opération chirurgicale."
"Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste."
"Ces beaux et grands navires, imperceptiblement balancés (dandinés) sur les eaux tranquilles, ces robustes navires, à l'air désœuvré et nostalgique, ne nous disent-ils pas dans une langue muette : Quand partons-nous pour le bonheur?"
"Je ne conçois guère (mon cerveau serait-il un miroir ensorcelé?) un type de Beauté où il n'y ait du Malheur. Appuyé sur — d'autres diraient: obsédé par — ces idées, on conçoit qu'il me serait difficile de en pas conclure que le plus parfait type de Beauté virile est Satan, — à la manière de Milton."
"Ce qu'il y a d'enivrant dans le mauvais goût, c'est le plaisir aristocratique de déplaire."
"Le mot littérature de décadence implique qu'il y a une échelle de littératures, une vagissante, une puérile, une adolescente, etc. Ce terme, veux-je dire, suppose quelque chose de fatal et de providentiel, comme un décret inéluctable; et il est tout à fait injuste de nous reprocher d'accomplir la loi mystérieuse. Tout ce que je puis comprendre dans la parole académique, c'est qu'il est honteux d'obéir à cette loi avec plaisir, et que nous sommes coupables de nous réjouir dans notre destinée."
"Le progrès, cette grande hérésie de la décrépitude."
"Un artiste n'est un artiste que grâce à son sens exquis du beau, — sens qui lui procure des jouissances enivrantes, mais qui en même temps implique, enferme un sens également exquis de toute difformité et de toute disproportion."
"C'est à la fois par la poésie et à travers la poésie, par et à travers la musique, que l'âme entrevoit les splendeurs situées derrière le tombeau; et, quand un poème exquis amène les larmes au bord des yeux, ces larmes ne sont pas la preuve d'un excès de jouissance, elles sont bien plutôt le témoignage d'une mélancolie irritée, d'une postulation des nerfs, d'une nature exilée dans l'imparfait et qui voudrait s'emparer immédiatement, sur cette terre même, d'un paradis révélé."
"Il y a dans le mot, dans le verbe, quelque chose de sacré qui nous défend d'en faire un jeu de hasard. Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire."
"Tous les grands poètes deviennent naturellement, fatalement, critiques."
"La Révolution a été faite par des voluptueux."
"Dieu serait injuste si nous n'étions pas coupables."
"Baudelaire, to whom the sole pleasure in love was the knowledge of doing evil and who hoped to conquer solitude by inspiring universal horror and disgust."
"The imagination eulogized by Baudelaire is in his own case more often than not a synonym for desire or despair. His critical exigencies are, like those of the profoundly sick man that he was, harsh and imperative and illusory in the sense of release temporarily obtained. Yet imagination is also the faculty that gives Baudelaire a royal sense of equality with other creative artists; he uses his status as a poet to boost his activities as a critic, claiming, with total justification in his case, that criticism is a creative affair, a fine rather than applied art."
"Being pre-eminently a moralist, he needed a medium that enabled him to illustrate a moral insight as briefly and vividly as possible. Being an artist and sensualist, he needed a medium that was epigrammatic or aphoristic, but allowed him scope for fantasy and for that element of suggestiveness which he considered essential to beauty."
"Anna Margolin was greatly influenced by Baudelaire, Verlaine, and Rimbaud..."
"Baudelaire's words about the albatross aptly apply to the nineteenth century: "He is affixed to the earth by his tent of giant wings."""
"He had brought a volume of Baudelaire which we read a few pages of when we had the time."
"Baudelaire is the great symbol of l’art pour l’art (art for the sake of art): sickness as beauty. Baudelaire is thus Liberalism in literature, disease as a principle of Life, crisis as health, morbidity as soul-life, disintegration as purpose."
"Poe with a cross, that's what you are, adored of the gangster age."
"The poet, says Baudelaire, is a decipherer, a Kabbalist of reality, a decoder. Ordinary life, if it is not a message in code, a system of symbols for something else, is unacceptable. It must be a cryptogram; it can't be what it seems. The poet's task is to decode the incomprehensible obvious. His life becomes a deliberately constructed paranoia, as Rimbaud, Breton, Artaud were to say generations later.As we read him, we discover that Baudelaire believes in the charm, the incantation, the cryptogram, but he ceases to believe in the secret. The spirits have not risen. The code says nothing. This is the mystery concealed by the disorder of the world. The visionary experience ends in itself; the light of the illuminated comes only from and falls only on himself."
"Delacroix, Wagner, Baudelaire — all great theorists, bent on dominating other minds by sensuous means. Their one dream was to create the irresistible effect — to intoxicate, or overwhelm. They looked to analysis to provide them with the keyboard on which to play, with certainty, on man's emotions, and they sought in abstract meditation they key to sure and certain action upon their subject — man's nervous and psychic being."
"Oh Baudelaire... He used to be enormously important to me. It's thanks to him that I was able to get through the war [in Paris, during 1940 – 1945 Van Velde had a long and painful break, with only a few paintings he finished]. A true loyal mind without hypocrisy. The most universal spirit. The greatest Frenchman. I have always been much less interested in painters [than Baudelaire - a great surprise to hear for Charles Juliet the interviewer]."
"Gautier says, “Baudelaire abhorred philanthropy, progressivists, utilitarians, humanitarians and utopianists.” In other words, Baudelaire condemned Rousseauism in all its forms. Today, Rousseauism has so triumphed that the arts and the avant-garde are synonymous with liberalism, an error enforced by literature teachers, with their humanist bias. I follow the Decadents in trying to drive Rousseauist benevolence out of the discourse in art and literature. The Decadents satirized the liberal faith in progress with sizzling prophecies of catastrophe and cultural collapse."
"Notwithstanding his desperate effort to realize Poe’s idea, he [Baudelaire] only proved Poe correct, who had said that no man can bare his heart quite naked; there always will be something held back, something false ostentatiously thrust forward. The grimace, the attitude, the pomp of rhetoric are so many buffers between the soul of man and the sharp reality of published confessions."
"But to explore the invisible and to hear the unheard are very different from reviving the dead: Baudelaire is therefore first among seers, the king of poets, a true God. And yet even he lived in too aestheticized a world; and the forms for which he is praised are really quite trite: the inventions of the unknown demand new forms."
"Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience?'C'est surtout de la fréquentation des villes énormes, c'est du croisement de leurs innombrables rapports que naît cet idéal obsédant."
"L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu."
"Each man carries within himself his own dose of natural opium, incessantly secreted and renewed, and, from birth to death, how many hours can we count filled with pleasure, with prosperous and effective action?"
"Ah! miserable dog, if I had offered you a package of excrement, you would have smelled it with delight and perhaps devoured it. In this, poor companion of my sad life, you are like the public, to whom one must never present delicate perfumes, which exasperate them, but only carefully chosen filth."
"L’homme qui, dès le commencement, a été longtemps baigné dans la molle atmosphère de la femme, dans l’odeur de ses mains, de son sein, de ses genoux, de sa chevelure, de ses vêtements souples et flottants,'Dulce balneum suavibus Unguentatum odoribus,'y a contracté une délicatesse d’épiderme et une distinction d’accent, une espèce d’androgynéité, sans lesquelles le génie le plus âpre et le plus viril reste, relativement à la perfection dans l’art, un être incomplet."
"Hélas! les vices de l’homme, si pleins d’horreur qu’on les suppose, contiennent la preuve (quand ce ne serait que leur infinie expansion!) de son goût de l’infini."
"In times of old when Nature in her glad excess Brought forth such living marvels as no more are seen, I should have loved to dwell with a young giantess, Like a voluptuous cat about the feet of a queen."
"L'imagination est la reine du vrai, et le possible est une des provinces du vrai. Elle est positivement apparentée avec l'infini.'Sans elle, toutes les facultés, si solides ou si aiguisées qu'elles soient, sont comme si elles n'étaient pas, tandis que la faiblesse de quelques facultés secondaires, excitées par une imagination vigoureuse, est un malheur secondaire. Aucune ne peut se passer d'elle, et elle peut suppléer quelques-unes. Souvent ce que celles-ci cherchent et ne trouvent qu'après les essais successifs de plusieurs méthodes non adaptées à la nature des choses, fièrement et simplement elle le devine. Enfin elle joue un rôle puissant même dans la morale; car, permettez-moi d'aller jusque-là , qu'est-ce que la vertu sans imagination?"
"C'est l'imagination qui a enseigné à l'homme le sens moral de la couleur, du contour, du son et du parfum. Elle a créé, au commencement du monde, l'analogie et la métaphore. Elle décompose toute la création, et, avec les matériaux amassés et disposés suivant des règles dont on ne peut trouver l'origine que dans le plus profond de l'âme, elle crée un monde nouveau, elle produit la sensation du neuf. Comme elle a créé le monde (on peut bien dire cela, je crois, même dans un sens religieux), il est juste qu'elle le gouverne."
""Le Guignon" (quoting Hippocrates)"
"Although we have a heart for the work, Art is long and time is short."
"Quelle est cette île triste et noire? — C'est Cythère, Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons Eldorado banal de tous les vieux garçons. Regardez, après tout, c'est une pauvre terre."
"Gloire et louange à toi, Satan, dans les hauteurs Du Ciel, où tu régnas, et dans les profondeurs de l’Enfer, où, vaincu, tu rêves en silence! Fais que mon âme un jour, sous l’Arbre de Science, Près de toi se repose, à l’heure où sur ton front Comme un Temple nouveau ses rameaux s’épandront!"
"Ô toi, le plus savant et le plus beau des Anges, Dieu trahi par le sort et privé de louanges,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!'Ô Prince de l'exil, à qui l'on a fait tort Et qui, vaincu, toujours te redresses plus fort,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!'Toi qui sais tout, grand roi des choses souterraines, Guérisseur familier des angoisses humaines,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!'Toi qui, même aux lépreux, aux parias maudits, Enseignes par l'amour le goût du Paradis,'Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!"
"En toi je tomberai, végétale ambroisie, Grain précieux jeté par l'éternel Semeur, Pour que de notre amour naisse la poésie Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur!"
"Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles: "Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité, Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles.""
"C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents."
"Fourmillante cité, cité pleine de rêves, Où le spectre en plein jour raccroche le passant!"
"Je suis un cimetière abhorré de la lune."
"Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres; Adieu, vive clarté de nos étés trop courts!"
"Ne cherchez plus mon cœur; des monstres l’ont mangé."